Quand l’orchestre avait encore un Chef .....
Depuis sa création en 1956, Le Concours Eurovision avait chaque année un orchestre plus ou moins symphonique qui accompagnait les interprètes solistes ou groupes et cela jusqu en 1999. Pour des raisons à la fois budgétaires et d' organisation, l’Orchestre fut abandonné et remplacé par des bandes son numériques fournies par les délégations des pays participants.
Mais les raisons budgétaires n'étaient pas les seules, car si pour les Concours des années 60, un orchestre classique (cuivres, cordes ..) suffisait, l'émergence de nouveaux instruments et de sonorités électroniques compliquèrent l’ affaire .
En 1973, une règle importante du concours fut modifiée : pour la toute première fois, le playback instrumental fut autorisé. Mais à condition que certains passages de la composition ne puissent être reproduits par l'orchestre. Le représentant britannique, Cliff Richard, devint ainsi le tout premier interprète à se faire accompagner par une bande-son.
En effet, il devenait de plus en plus difficile pour un orchestre classique de reproduire des sonorités modernes à l époque.
En 1978 à Paris, l'Orchestre de Radio France eut par exemple, toutes les peines du monde à restituer les sonorités du ...Disco !

Et en 1990, lors de la première prestation, celle du groupe espagnol Azúcar Moreno, la production Yougoslave rencontra des difficultés avec la bande-son. Celle-ci prit plusieurs secondes avant de démarrer, puis débuta trop rapidement pour permettre au chef d'orchestre espagnol de suivre le tempo. Les représentantes espagnoles, les sœurs Salazar, firent malgré tout leur entrée sur scène. Mais le retour musical de leur parvenant pas, elles quittèrent la scène après quelques instants, visiblement agacées .

Dans la prochaine chronique , nous allons nous intéresser à 3 chefs d’ orchestre Français et leurs anecdotes pendant et après leur Concours.

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